2017, une place, un espace, une histoire…

La Place du Nouveau Marché Aux Grains

Cette rue / place coïncide avec l’emplacement d’un ancien fossé extérieur de la première enceinte, appelé Fossé des Dames Blanches, comblé à la fin du 16ème siècle pour l’aménagement d’un marché au bétail. Le nom actuel est utilisé depuis 1787-1788 quand fut établie la Place du Nouveau Marché aux Grains.

La Place actuelle, rectangulaire, a été tracée au cordeau en 1787, sur l’emplacement du vaste domaine conventuel dit des Dames Blanches de la Rose de Jéricho. L’édilité bruxelloise voulait y installer un nouveau marché aux Grains. Dès 1802, la nouvelle place fut ornée d’un double encadrement de tilleuls, qui donnait de l’ombre aux marchands (en gros). Ce ne fut qu’en 1967 que le marché matinal qui s’y était installé dans les années 1930 dit adieu à cette place et qu’elle prit l’aspect de nostalgique site provincial…

Place charmante, ombreuse, tranquille. Un vaste terre-plein planté d’une soixantaine d’arbres vigoureux et d’une assez belle santé. Ce carré où des vieux viennent s’asseoir, occupe presque toute la place, comme au village, accusant au premier coup d’œil un trafic presque nul.

Une édition, un espace à découvrir.

Après l’exploration de la Bourse en juin 2016, nos pas nous porterons aux Ateliers Coppens. Toujours en plein centre historique, le festival s’installera  dans le bâtiment connu aujourd’hui sous le nom « Atelier Coppens » car il fut occupé par le styliste Christophe Coppens.

« De style Art Déco, fonctionnaliste, le bâtiment fut dessiné en 1932 par l’architecte E. De Boelpaepe pour la firme Gérard Koninckx Frères. Construction massive  à ossature de béton, sur plan rectangulaire, avec  rotonde à l’arrière; trois niveaux plus entresol. Originellement, dépôt de bananes dans les caves; quai de déchargement et emballage au r.d.ch.; garage avec plan incliné au 1er étage, de hauteur double; magasins et bureaux aux derniers étages.
Façade en simili-pierre largement vitrée; haut ressaut central marqué dans l’axe d’une colonne de bow-windows.

Registres de fenêtres séparées, sauf dans le ressaut, par des montants continus; châssis métalliques à grands carreaux. »

Pour en savoir plus, un conseil de lecture PEUR SUR LES BOULEVARDS de Kate Milie. L’auteure a choisi de mettre en scène le cœur vibrant de Bruxelles, des lieux associés à la folie des grandeurs du XIXème … publié  par 180° Éditions

 

L’Hôtel Atlas

L’Hôtel, la BD et le Polar

 

Repris dans la série CHARLY, éditée chez Dupuis, 1997.
Tome 6 – « Le Tueur » (Desinateur : Magda et Scénarion : Lapière)

 

Des rêves qui virent au cauchemar. Bruxelles, novembre 1993. Charly a huit ans.

Cinq villes, cinq massacres, un tueur. Parmi les victimes, toujours, un garçon de huit ans. Quel lien entre le tueur et Charly qui, dans ses rêves, voit les meurtres avant qu’ils ne se produisent ? Dans son dernier cauchemar, la future victime, un jeune garçon, se tenait près du célèbre Manneken-Pis, à Bruxelles. Aussi, bien décidé à en finir avec l’assassin, Catherine, la mère de Charly, emmène son fils dans la capitale belge. Dès leur arrivée, le tueur sent la présence de Charly. Il le trouve, le suit, le traque. Et Charly a peur.

       

 

Vestiges de la courtine

Des vestiges de la 1ère enceinte, visibles seulement par les clients de l’hôtel Atlas où, justement, nous avions choisi de poser nos valises.
La rue du Vieux-Marché-aux-Grains est implantée à l’emplacement du fossé de la première enceinte, comblé dans cette zone depuis le milieu du XVIe siècle.
Plusieurs vestiges de la courtine en pierre subsistent en intérieur d’îlot à l’arrière des bâtiments du côté pair : l’hôtel Atlas, situé au n° 30, a choisi de les mettre en valeur en y installant la salle des petits-déjeuner.
Le tracé de rue épouse la courbe que formait la première enceinte sur la rive gauche de la Senne.